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Quel espace entre deux lames terrasse ?

C’est une question primordiale, car l’espace entre les lames terrasses n’est pas seulement une question visuelle et esthétique ; La dilatation et rétraction du bois sur la largeur sont à prendre en compte impérativement lors de la pose de lame terrasse, car un espace inadéquat peut générer toute sort de désagréments sur le long terme et même menacer la durabilité de l’ouvrage

Pourquoi laisser un espace ? Le phénomène de dilatation du bois

Il faut savoir que le bois est un matériau vivant, qui va se dilater durant les périodes les plus humides de l’année et se rétracter notamment l’été au moment des périodes les plus sèches.

Ce mouvement est très clairement visible notamment sur la largeur de la lame, qui va gonfler puis se rétracter tout au long de sa vie. Ce phénomène est plus ou moins marqué selon les essences de bois, et l’espace à laisser entre les lames de la terrasse ne sera pas du tout le même s’il s’agit d’un Teck ou d’un Massaranduba, d’un bois sec séchoir ou d’un bois séché en extérieur…

L’espacement lame terrasse permet d’absorber ce mouvement tout en laissant l’espace nécessaire à une bonne ventilation de l’ensemble. La prise en compte de cette variation de largeur de la lame est primordiale pour garantir la pérennité et la stabilité de l’ouvrage.

Espacement lame terrasse

La règle d’Or : Les recommandations de la norme DTU 51.4

Bien entendu, pour ce genre de phase particulièrement cruciale, il est primordial de respecter les prescriptions du DTU 51.4 (Possible de nous le demander par mail), qui sera la bible au niveau normatif de la mise en œuvre des terrasses en bois dans l’hexagone. Voici un résumé des principales recommandations. Cependant, elles doivent être toujours adaptées à l’essence de bois choisi, et sur ce point seul votre revendeur spécialisé sera en mesure de vous donner les bons conseils.

Le DTU Terrasse Bois précise les points suivants

  • L’espace entre les lames ne pourra pas être inférieur à 3 mm dans la majorité des cas

  • L’espace maximum va dépendre des paramètres suivants : essences de bois et mode de séchage. Par exemple, un Massaranduba sec séchoir posé dans un environnement à tendance humide une bonne partie de l’année pourra se dilater fortement et imposer un espacement initial de 12 mm (15 mm en sécheresse extrême) pour des largeurs standards de 145 mm

  • Dans certains cas particuliers, comme pour le Pin classe 4, du fait d’une humidité supérieure du point de vue de la saturation des fibres, on pourra poser avec des espaces de 2 à 3 mm

Pour les autres essences, en prenant en compte le taux d’humidité du bois, la moyenne se situe globalement comme suit :

  • Humidité des lames de 12 à 17 % (sec séchoir) = 6 à 7 mm d’espace

  • Humidité des lames de 18 à 22 % (séché à l’air) = 4 à 5 mm d’espace

Attention (encore une fois) à bien prendre en compte également l’essence de bois. Un bois séché à l’air n’est pas du tout de moindre qualité qu’un bois sec séchoir. Tout dépend de la nature et des propriétés techniques de l’essence utilisée, car l’ampleur de la dilatation n’est pas la même. Là encore, seuls les conseils de votre spécialiste et les informations du DTU permettront de faire le bon choix quant à l’espace entre les lames.

Comment calculer l’espace idéal pour votre terrasse ?

Un écart bien calculé permet au bois de respirer, d’évacuer l’eau et de se dilater naturellement selon les variations de température et d’humidité. Voici les critères, en détails, à prendre en compte :

quel espace entre les lames de terrasse

L’essence de bois

Comme évoqué plus haut, le taux de séchage du bois n’est pas le seul élément à prendre en compte. Chaque essence de bois à son coefficient de retrait / gonflement. 

Par exemple, un bois stable comme l’Ipé ne nécessitera pas de passage au séchoir, au contraire il aura un comportement plus prédictible s’il est séché à l’air libre, s’adaptant naturellement aux périodes sèches en se rétractant un peu et revenant à une largeur très proche de son état “neuf” au moment le plus humide

Même chose pour le Massaranduba, le fait qu’il ait un fort coefficient de variation en largeur va paradoxalement simplifier sa pose s’il est séché à l’air libre. L’espace à laisser entre les lames est plus facilement définissable car la lame ne se dilatera pas beaucoup plus que lors de son état original, et aura plus tendance à se rétracter en deçà de ce point.

En revanche, un Cumaru devra impérativement être travaillé « sec séchoir », car c’est un bois dit « nerveux », qui aura tendance à se déformer fortement sur certaines lames au séchage, mouvement pouvant aller jusqu’à une vrille complète de la lame.

Là encore, votre spécialiste saura vous renseigner précisément sur l’espacement de la lame.

La largeur de la lame

Bien entendu, les valeurs évoquées ci-dessus sont calculées sur des largeurs standards de lames terrasse entre 120 et 145 mm. Même chose pour les lambourdes

Cependant, il est important de savoir que plus la largeur de la lame est importante, plus sa variation dimensionnelle en valeur absolue le sera aussi. Il faut donc prendre ce paramètre en compte lorsque l’on pose des formats de lame type 27 x 190 mm ou 34 x 240 mm.

L’humidité du bois et de l’air au moment de la pose

Ce calcul se base sur le taux de siccité du bois. En simplifier, il s’agit du taux de séchage à “l’intérieur” du bois au moment de la pose : Une lame terrasse très sèche posée par temps très sec nécessitera d’adapter l’espace en prévoyant une certaine dilatation en fonction de l’essence, tout comme une lame plus humide posée par temps humide nécessitera également d’adapter et réduire l’espace en fonction.

En résumé : si la pose est réalisée en plein été avec un bois très sec, il faudra prévoir un espacement un peu plus grand, et inversement en hiver.

Le calcul simplifié

Pour donner un exemple concret, une lame de terrasse Massaranduba qui aura parmi les plus forts coefficient de dilatation / rétractation, devra être posée avec relativement peu d’espace s’il s’agit d’un bois séché à l’air libre en période relativement humide (3 à 5 mm). Il faut prévoir une importante rétractation dans le cadre de climat à fortes amplitudes thermiques comme ceux de la côte atlantique par exemple.

À l’inverse, si ce même bois est sec séchoir et posé en pleine saison sèche, au maximum possible de sa rétractation, alors l’espace entre lames sera le maximum préconisé par le DTU soit 12 à 15 mm, surtout dans le cas de régions particulièrement arrosée durant la période hivernale.

Un poseur qui a l’habitude de poser dans votre région avec ses aléas climatiques saura vous répondre au mieux.

Les outils et astuces pour un espacement régulier

espaceur lame terrasse

Pour maintenir l’écart souhaité entre les lames durant la pose, il existe maintenant différents types de cales ou « espaceurs » , très pratiques pour conserver le maximum de régularité sur les espaces.

Ces espaceurs se présentent sous forme de petites cales munies d’une anse pour passer les doigts, ou plus couramment de « croix » dont les branches sont de différentes épaisseurs permettant d’avoir sur la même cale différentes largeurs de 4 à 7 mm par exemple.

règles pose terrasse

Il faut toutefois se méfier de la qualité du PVC, car certains peuvent se comprimer un peu sous la pression des lames et réduire l’espace, surtout si on a certaines lames à « redresser ».

Des cales bois pourront également faire l’affaire.

Dans le cadre d’une pose avec des fixations invisibles, cela contribue aussi à garantir un espacement régulier entre les lames de terrasse. Grâce à leurs clips ou entretoises intégrées, elles assurent un jeu constant, généralement entre 4 et 6 mm.

Conclusion

Comme toujours, on en revient au même concept fondamental ; le bois est un matériau vivant qui va travailler dans sa largeur, en se dilatant aux périodes humides et se rétractant aux périodes les plus sèches, d’où l’importance cruciale de l’espacement entre les lames de terrasse.

Pour des largeurs standard, l’espace moyen à laisser entre les lames est le plus souvent de 5 mm, mais devra être adapté impérativement à l’essence de bois, ainsi qu’ au mode et au taux de séchage des lames.